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Publicité pour plombier : ce qui marche et ce que ça coûte
Un plombier ne vend pas une seule chose, et c'est pour ça que la plupart des campagnes échouent. Voici quel canal utiliser pour le dépannage, lequel pour la rénovation, et combien prévoir.
Ce que vous allez lire
Un plombier vend deux choses très différentes
C'est le point que presque toutes les agences ratent. Un plombier ne vend pas un seul service, il en vend deux, et ces deux services n'attirent pas du tout le même client.
Il y a l'urgence. Une fuite sous l'évier, un ballon d'eau chaude mort un dimanche matin, des toilettes bouchées. La personne décide en cinq minutes. Elle prend son téléphone, elle tape, elle appelle le premier qui décroche. Le prix passe au second plan.
Et il y a le projet. Une salle de bain à refaire, une chaudière à remplacer, un réseau à reprendre après un achat. Là, la personne prend son temps. Elle regarde des photos, elle demande deux ou trois devis, elle en parle à son conjoint. Il peut se passer six semaines entre le moment où l'idée arrive et la signature.
Ces deux clients ne se trouvent pas au même endroit. Vouloir les attraper avec une seule campagne, c'est la raison numéro un des budgets publicitaires brûlés en plomberie.
Le dépannage se capte sur Google
Pour l'urgence, il n'y a pas trente-six canaux. La personne cherche activement, tout de suite. Vous devez être visible au moment exact où elle cherche, donc sur le moteur de recherche.
Les recherches qui valent de l'argent
Une campagne de dépannage qui fonctionne tient sur une poignée de mots-clés, pas sur une liste de deux cents. Les recherches qui rapportent ressemblent à ça : « plombier » suivi du nom de votre ville, « plombier urgence », « fuite d'eau », « débouchage canalisation », « dépannage chauffe-eau ». Le volume est faible. L'intention est maximale.
À l'inverse, évitez tout ce qui commence par « comment » ou « prix moyen ». Ces recherches viennent de gens qui s'informent, parfois de bricoleurs qui vont réparer eux-mêmes. Vous payez le clic et vous n'aurez jamais l'appel.
Les réglages qui font la différence
Un numéro cliquable dans l'annonce, pour que l'appel parte en un doigt. Une zone limitée à ce que vous couvrez vraiment, pas le département entier si vous ne vous déplacez pas à quarante kilomètres. Des horaires de diffusion calés sur les moments où quelqu'un décroche, parce qu'un clic payé à 4 euros qui tombe sur une messagerie, c'est 4 euros jetés.
Le reste du fonctionnement, enchères, qualité de l'annonce, structure du compte, est détaillé dans notre article sur Google Ads pour artisan.
La rénovation se déclenche sur Facebook et Instagram
Pour la salle de bain ou le remplacement de chaudière, la logique s'inverse. Personne ne se réveille en tapant « refaire ma salle de bain ». L'envie est là depuis des mois, elle attend juste un déclencheur.
Ce déclencheur, en général, c'est une image. Un avant-après filmé au téléphone sur un chantier fini la semaine dernière. Une salle de bain de 4 m² transformée, avec le prix affiché honnêtement. Ce genre de contenu arrête le pouce d'un propriétaire qui y pense depuis deux ans.
Le ciblage reste simple : propriétaires, 35 à 65 ans, dans un rayon de vingt à trente kilomètres autour de votre atelier. Inutile de chercher plus fin, Facebook fait le tri tout seul à partir des personnes qui réagissent.
Le point dur, c'est le suivi. La personne n'avait rien demandé il y a trente secondes. Si vous la rappelez le surlendemain, elle a oublié. Si vous la rappelez dans les dix minutes, vous avez un rendez-vous. C'est aussi bête que ça, et c'est ce qui sépare les comptes rentables des autres.
Sur nos propres campagnes Meta dans l'habitat, nous avons investi 55 348 euros pour 121 166 euros de ventes générées. Ce n'est pas une garantie, c'est un ordre de grandeur de ce que ce canal peut faire quand le suivi des demandes est sérieux. Nous détaillons les cas où ça marche et ceux où ça ne marche pas dans notre article sur la publicité Facebook pour artisan.
Budgets et coût par demande
Voici les fourchettes que nous observons sur les comptes d'artisans de la maison que nous gérons, toutes régions confondues. Elles servent à se situer, pas à faire une prévision.
| Objectif | Canal | Budget mensuel de départ | Coût par demande | Premiers résultats |
|---|---|---|---|---|
| Dépannage urgent | Google Ads | 500 à 900 € | 25 à 60 € | Quelques jours |
| Salle de bain, rénovation | Meta Ads | 600 à 1 200 € | 35 à 90 € | 2 à 3 semaines |
| Chaudière, pompe à chaleur | Meta + Google | 900 à 1 800 € | 50 à 120 € | 3 à 4 semaines |
Trois choses font bouger ces chiffres. La ville d'abord : à Paris, Lyon ou Nice, le clic coûte deux à trois fois plus cher qu'en zone moyenne, parce que vous êtes plusieurs dizaines à enchérir. La saison ensuite : les demandes de chauffage explosent en octobre et s'effondrent en avril. Votre réactivité enfin, qui joue plus que le réglage des campagnes.
Le vrai calcul à faire est simple. Prenez votre marge moyenne sur un chantier et la part de demandes qui se transforment en chantier signé. Un plombier qui signe une demande sur trois, avec 500 euros de marge par intervention, gagne environ 165 euros par demande reçue. À 50 euros la demande, la campagne tient largement. À 150 euros la demande, elle ne tient plus, et il faut soit changer de canal, soit travailler le taux de signature avant de remettre de l'argent.
Avant de lancer quoi que ce soit, notez sur un papier ce que vous rapporte un chantier moyen et combien de devis vous signez sur dix. Sans ces deux nombres, vous ne saurez jamais si votre publicité est rentable ou non, quel que soit le tableau de bord qu'on vous montre.
Les erreurs qui vident un budget
Couper au bout de dix jours. Une campagne a besoin de données pour s'ajuster. En dépannage, comptez trois semaines. En rénovation, six semaines avant de juger. Arrêter avant, c'est payer la phase d'apprentissage sans profiter de la suite.
Envoyer les clics vers la page d'accueil. Quelqu'un qui cherche un débouchage de canalisation doit arriver sur une page qui parle de débouchage, avec un numéro en haut. Pas sur une page qui présente l'entreprise depuis 1998.
Ne pas mesurer les appels. Si vous ne savez pas quelles annonces génèrent des appels, vous optimisez à l'aveugle. Le suivi des appels se met en place en une heure et change complètement la lecture des résultats.
Mettre 150 euros par mois. En dessous de 400 euros mensuels, sur un métier où le clic vaut plusieurs euros, vous n'achetez pas assez de trafic pour que quoi que ce soit se stabilise. Mieux vaut attendre et mettre un vrai budget deux mois plus tard.
Ce qu'il faut avoir en place avant de lancer
La publicité amplifie ce qui existe déjà. Si le reste ne suit pas, elle amplifie surtout les pertes.
Il vous faut une fiche établissement Google complète, avec des photos récentes et des avis. C'est gratuit, ça travaille en permanence et ça rassure la personne qui vérifie votre nom avant d'appeler. Notre guide sur la fiche établissement Google détaille la marche à suivre.
Il vous faut aussi une page par prestation. Dépannage, salle de bain, chauffage : chacune mérite sa page, avec des photos de vos chantiers et vos zones d'intervention. C'est ce qui transforme un clic en appel, et c'est le cœur de notre travail de création de site internet pour les artisans.
Enfin, il vous faut un téléphone que quelqu'un décroche aux heures de diffusion. Si vous êtes seul sur les chantiers toute la journée, prévoyez un secrétariat externalisé avant de lancer, sinon le budget partira dans le vide.
Un dernier cas honnête : si votre carnet est plein pour les quatre prochains mois, n'ouvrez pas de campagne. Vous paieriez pour des demandes que vous refuserez, et vous laisseriez des avis moyens derrière vous.
Ce qu'il faut retenir
Une publicité pour plombier qui rapporte tient en quatre décisions. Séparer le dépannage de la rénovation. Mettre le dépannage sur Google, avec peu de mots-clés et beaucoup d'intention. Mettre la rénovation sur Meta, avec des photos de vos vrais chantiers. Rappeler dans les dix minutes.
Le reste est du réglage, et le réglage ne sauve jamais une campagne bâtie sur la mauvaise base. Comptez 500 à 900 euros par mois pour démarrer en dépannage, un peu plus en rénovation, et donnez-vous au moins trois semaines avant de conclure quoi que ce soit.
Nous gérons plus de 600 000 euros de budget publicitaire pour des artisans du bâtiment et de la maison, avec six ans de recul sur ce qui tient et ce qui ne tient pas. Si vous voulez savoir ce que votre zone peut donner, parlez-nous de votre activité, ou regardez d'abord les résultats obtenus chez d'autres artisans. Vous pouvez aussi voir comment nous construisons une campagne sur notre page publicité en ligne.
Questions fréquentes
Les questions qui reviennent
Quel budget publicitaire faut-il prévoir pour un plombier ?
Comptez 500 à 900 euros par mois pour du dépannage sur Google, et 600 à 1 200 euros pour de la rénovation sur Meta. En dessous de 400 euros mensuels, le volume est trop faible pour que les campagnes se stabilisent. Le budget dépend surtout de votre ville et de la taille de votre zone.
Google Ads ou Facebook pour un plombier ?
Les deux, mais pas pour la même chose. Google capte le dépannage urgent, quand la personne cherche déjà un plombier. Facebook et Instagram déclenchent les projets de rénovation, salle de bain ou remplacement de chaudière, chez des gens qui n'ont encore rien demandé.
Combien coûte une demande de devis en plomberie ?
Entre 25 et 60 euros en dépannage, et entre 35 et 120 euros sur des projets de rénovation ou de chauffage. Ces montants montent nettement dans les grandes villes où la concurrence sur les enchères est forte.
Au bout de combien de temps voit-on des résultats ?
Quelques jours en dépannage, parce que la demande est immédiate. Deux à trois semaines en rénovation, le temps que la campagne apprenne et que les premiers projets se concrétisent. Juger avant dix jours n'a pas de sens.
Faut-il un site internet avant de faire de la publicité ?
Oui, au moins une page par prestation avec vos photos de chantier et un numéro visible. Envoyer des clics payants vers une page d'accueil généraliste fait chuter le nombre d'appels et gonfle le coût par demande.
Passer à l action
Vous voulez le même genre de résultats sur votre zone ?
Un appel de 30 minutes pour parler de votre métier, de votre secteur et du nombre de chantiers que vous voulez. Vous repartez avec un avis franc et un prix.