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Google Ads pour artisan : comment ça marche et ce que ça coûte vraiment

Le principe, le budget à prévoir, le coût par demande selon les métiers et les réglages qui font la différence entre un budget brûlé et un carnet plein.

Le principe, en deux minutes

Quelqu'un tape « plombier Montpellier » sur son téléphone. En haut de la page, avant les résultats habituels, il y a deux ou trois annonces. Vous pouvez être l'une d'elles. Vous ne payez que si la personne clique, et le prix du clic dépend de ce que les concurrents sont prêts à payer.

La différence avec toutes les autres formes de publicité tient en un mot : l'intention. La personne ne subit pas votre message, elle cherche exactement ce que vous faites, souvent au moment où elle en a besoin. C'est pour ça que le téléphone sonne vite.

En contrepartie, chaque clic coûte de l'argent, même ceux qui ne donnent rien. Tout l'enjeu est donc de payer surtout pour les clics utiles, et pas pour les curieux, les démarcheurs ou les gens à cent kilomètres.

Le budget à prévoir, métier par métier

Il y a deux budgets à ne pas confondre. Le budget publicitaire, que vous versez directement à Google. Et la gestion, si vous confiez le compte à quelqu'un. Chez nous, la gestion est un montant fixe annoncé avant de commencer, jamais un pourcentage du budget.

MétierBudget mensuel conseilléCoût par demande observé
Dépannage plomberie, serrurerie, électricité600 à 1 200 euros15 à 30 euros
Chauffage, pompe à chaleur, climatisation800 à 1 500 euros25 à 50 euros
Maçonnerie, couverture, rénovation700 à 1 500 euros30 à 60 euros
Menuiserie, cuisine, salle de bain600 à 1 200 euros25 à 55 euros
Paysagiste, piscine, terrasse500 à 1 000 euros, très saisonnier20 à 45 euros

Ces fourchettes bougent avec la saison et la ville. Une grande métropole coûte deux à trois fois plus cher qu'une zone rurale sur les mêmes mots. Ce qui ne bouge pas, c'est la logique : si un chantier moyen vous rapporte 1 500 euros de marge et que trois demandes donnent un chantier, une demande à 50 euros reste une très bonne affaire.

Le seul calcul qui compte : marge d'un chantier, divisée par le nombre de demandes nécessaires pour le signer. Tant que le coût par demande reste en dessous, vous pouvez monter le budget. Au-dessus, il faut corriger avant d'ajouter de l'argent.

Les six réglages qui changent tout

1. La zone, au kilomètre près

Par défaut, Google élargit volontiers. Il faut fixer la zone à la main, autour des villes où vous voulez vraiment aller, et exclure les endroits où vous refusez de vous déplacer. Une zone trop large, c'est un budget qui part chez des gens que vous ne rappellerez jamais.

2. Les mots que vous ne voulez pas

Emploi, formation, salaire, gratuit, tarif horaire, prix au m2, auto entrepreneur : ces mots attirent des clics qui ne deviendront jamais des chantiers. La liste des mots à exclure se construit chaque semaine au début, en regardant les vraies recherches qui ont déclenché vos annonces.

3. Les horaires

Si vous ne répondez pas le dimanche, ne payez pas le dimanche. Sauf en dépannage urgent, où les nuits et les week-ends sont justement les moments où les gens acceptent n'importe quel prix.

4. La page d'arrivée

Le clic envoie la personne quelque part. Si cette page met quatre secondes à s'afficher, n'a pas de numéro visible et ne montre aucun chantier, vous avez payé pour rien. C'est la première chose à corriger avant même de toucher aux annonces. Nous en parlons en détail dans l'article sur le site d'artisan.

5. Le suivi des appels et des formulaires

Sans mesure, impossible de savoir quel mot-clé amène des clients. Il faut compter les appels depuis l'annonce, les appels depuis le site et les formulaires envoyés. C'est ce qui permet, au bout de six semaines, de couper la moitié qui ne sert à rien et de mettre le budget sur l'autre moitié.

6. Les extensions d'annonce

Numéro de téléphone cliquable, liens vers vos pages de services, mention de la zone, avis. Elles agrandissent l'annonce, la rendent plus crédible et font monter le taux de clic sans coûter plus cher.

Ce qu'il faut mesurer, et ce qu'il faut ignorer

Trois chiffres suffisent : le nombre de demandes, le coût par demande, et le nombre de chantiers signés. Notés chaque semaine, ils racontent tout.

Ce qu'il ne faut pas regarder : le nombre d'impressions, la position moyenne, le taux de clic pris isolément. Ce sont des indicateurs intermédiaires. Un compte peut avoir un excellent taux de clic et zéro chantier.

Nos propres chiffres de campagne sont publics, captures à l'appui, sur la page résultats.

Les erreurs les plus courantes

Lancer sans mesurer. Trois mois plus tard, personne ne sait si les appels viennent de la publicité, de la fiche Google ou du voisin.

Laisser les réglages par défaut. Ils sont faits pour dépenser le budget, pas pour remplir votre carnet.

Juger au bout d'une semaine. Il faut environ trente demandes avant de tirer une conclusion sérieuse. Sur la plupart des métiers, ça prend quatre à six semaines.

Ne pas rappeler assez vite. Une demande rappelée dans les cinq minutes se transforme bien plus souvent qu'une demande rappelée le lendemain. Vous pouvez avoir la meilleure campagne du département, si le téléphone reste dans la poche, le concurrent signe à votre place.

Faut-il gérer soi-même ou déléguer ?

Gérer soi-même est possible. Comptez une dizaine d'heures pour comprendre l'outil, puis deux à trois heures par semaine pendant les deux premiers mois. Si vous êtes sur les chantiers toute la journée, c'est ce temps là qui manque, et c'est là que les budgets se brûlent.

Si vous préférez confier le sujet, voici comment nous gérons les campagnes des artisans, et comment nous joindre pour en parler trente minutes.

Questions fréquentes

Google Ads pour artisan : vos questions

Quel budget minimum pour Google Ads quand on est artisan ?

Entre 500 et 800 euros par mois de budget publicitaire sur une zone de trente kilomètres. En dessous, les journées se coupent trop vite et vous n'avez pas assez de demandes pour savoir ce qui marche.

Combien coûte une demande de devis ?

Selon le métier et la concurrence locale, entre 15 et 60 euros. Le dépannage urgent est le moins cher, la rénovation globale et la piscine sont les plus chers.

Google Ads ou fiche établissement Google ?

Les deux, et dans cet ordre : la fiche d'abord parce qu'elle est gratuite, la publicité ensuite pour compléter et contrôler le volume. La fiche vous met dans la carte, Google Ads vous met au-dessus de tout le monde.

Est-ce qu'on peut arrêter quand le carnet est plein ?

Oui, mais baissez plutôt le budget que de tout couper. Un compte à l'arrêt perd sa régularité et il faut plusieurs semaines pour retrouver le rythme.

Qui appelle : moi ou l'agence ?

Vous. Les demandes arrivent directement sur votre téléphone, par appel ou par formulaire. Notre travail s'arrête à la demande, le vôtre commence à l'appel.

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