Ce que vous allez lire
La vraie différence avec Google
Sur Google, vous répondez à une demande qui existe déjà. Quelqu'un cherche « pisciniste Perpignan », vous vous placez devant lui. La demande est là, vous payez pour la capter.
Sur Facebook et Instagram, personne ne cherche rien. Les gens font défiler leur fil. Vous, vous montrez une belle terrasse refaite à tous les propriétaires de maison de plus de 35 ans dans un rayon de trente kilomètres. Sur mille personnes, une trentaine avaient ce projet dans un coin de la tête. Vous le réveillez.
Conséquence pratique : sur Google, le téléphone sonne vite et les gens sont pressés. Sur Meta, il y a plus de volume, souvent moins cher par demande, mais les projets sont plus lointains. Il faut relancer, envoyer un devis, parfois attendre deux mois.
Les métiers où ça marche, et ceux où il ne faut pas insister
| Ça marche très bien | Ça marche mal |
|---|---|
| Piscine, terrasse, aménagement extérieur | Dépannage plomberie ou serrurerie |
| Cuisine, salle de bain, véranda | Urgence électrique |
| Rénovation complète, extension | Débouchage, fuite, panne de chaudière |
| Isolation, pompe à chaleur, panneaux solaires | Petits travaux d'entretien |
| Menuiserie, portail, pergola | Prestations sans visuel |
La règle tient en une phrase : si le résultat de votre travail est beau en photo et que le client peut attendre trois semaines, Meta est un bon terrain. Si votre client a de l'eau au sol, il est sur Google, pas sur Instagram.
Les publicités qui fonctionnent chez les artisans
L'avant-après
C'est le format roi. Une photo du chantier avant, une photo après, rien d'autre. Ça arrête le pouce parce que la transformation est immédiatement lisible. Sur une même campagne, un avant-après bat presque toujours une photo de chantier fini seule.
La vidéo tournée au téléphone
Vingt secondes, vous marchez sur le chantier, vous montrez le travail, vous dites ce que vous avez fait et combien de temps ça a pris. Filmée à l'horizontale ou à la verticale, peu importe, mais avec le son. Les gens achètent une tête et une voix autant qu'un devis.
L'offre claire
« Devis gratuit sous 48 heures pour votre terrasse, secteur Montpellier et 30 km ». Pas de promesse absurde, pas de faux compte à rebours. Une raison de cliquer maintenant et une zone précise pour ne pas attirer la France entière.
Ce qui ne fonctionne pas : le logo en grand, la photo de camionnette, le texte « spécialiste depuis 1998 au service de la qualité ». Personne n'arrête son pouce pour ça.
Budget, durée et ce qu'on peut attendre
Un test sérieux demande 300 à 600 euros par mois pendant six semaines minimum. En dessous, l'algorithme n'a pas assez de données pour trouver les bonnes personnes et les résultats ne veulent rien dire.
Ce que vous pouvez viser sur un métier à visuel, dans une zone de taille moyenne : un coût par demande souvent inférieur à Google, mais avec plus de tri à faire. Une partie des gens répondent par curiosité. C'est normal, c'est le prix de la demande créée. Le bon indicateur n'est pas le nombre de demandes, c'est le nombre de devis envoyés.
Sur notre propre compte publicitaire, en commerce, nous avons dépensé 55 348 euros pour 121 166 euros de ventes. Le détail, captures à l'appui, est sur la page résultats. La mécanique de ciblage et de création est la même pour un artisan, seule la nature de la demande change.
Comment combiner avec Google Ads
La combinaison qui marche le mieux chez les artisans qui ont de gros chantiers : Google Ads pour capter les recherches immédiates, Meta pour créer de la demande et rester visible entre deux projets.
Un ordre simple si le budget est limité : commencez par Google Ads si votre métier est cherché, par Meta si votre métier se montre. Un seul des deux à la fois, pendant deux mois, avec les demandes comptées chaque semaine.
Dans les deux cas, la page d'arrivée décide de la moitié du résultat. Notre article sur le site d'artisan explique ce qu'elle doit contenir. Et si vous voulez qu'on regarde votre cas précis, voici comment nous gérons les campagnes.
Questions fréquentes
Publicité Facebook pour artisan : vos questions
La publicité Facebook marche-t-elle pour tous les métiers du bâtiment ?
Non. Elle marche sur les travaux qu'on peut montrer et qu'on peut reporter : piscine, terrasse, cuisine, véranda, isolation, pompe à chaleur, rénovation complète. Elle marche mal sur l'urgence, où les gens cherchent directement sur Google.
Quel budget pour commencer sur Facebook et Instagram ?
300 à 600 euros par mois suffisent pour tester sérieusement une zone. Il faut tenir au moins six semaines avant de juger, le temps que l'algorithme trouve les bonnes personnes.
Faut-il une page Facebook active avec beaucoup d'abonnés ?
Non. Une page propre avec une photo de profil, une couverture et quelques publications suffit. Les abonnés ne servent presque à rien pour la publicité, ce qui compte c'est le ciblage payant.
Vaut-il mieux des photos ou des vidéos ?
Les avant-après fonctionnent le mieux, en photo comme en vidéo. Une vidéo de vingt secondes filmée au téléphone sur un chantier bat souvent une production léchée, parce qu'elle a l'air vraie.
Passer à l'action
Vous voulez le même genre de résultats sur votre zone ?
Un appel de 30 minutes pour parler de votre métier, de votre secteur et du nombre de chantiers que vous voulez. Vous repartez avec un avis franc et un prix.